A / B / C / D / E /  F / G / H / I / J /  K / L / M / N / O /  P / R / S / T / UV / W / Z

Annual Bibliography of Commonwealth Literature 2007
This paper argues that discourses of love in Ghanaian market literature for youth offer a view into complex negotiations of agency and empowerment. Drawing on Deborah Durham's notion of youth as "social `shifters'" and Francis Nyamnjoh's conception of the "interconnectedness" of agency, I take Ghanaian market literature as one specific case of how African literature for youth foregrounds questions of continuity and change as African societies enter into increasingly complex global relations. In this literature for youth, received notions of love, often constructed out of impressions from American pop and hip hop music, carry new notions of agency that compete with existing "domesticated" forms. Authors like Ike Tandoh and Evelyn Tay employ discourses of love to offer youth alternative avenues for empowerment in a context of socio-economic disenfranchizement. In a creative process of "straddling", this writing both reveals and reproduces the contradictions that obtain in youth configurations of agency.

Les chansons de Bilitis

P >> Pierre Louys >> Les chansons de Bilitis

Pages:
1 | 2 | 3 | 4 | 5



En chantant: < violettes parfumees? Ou sont mes touffes de
persil?--Voila mes roses, je vous les donne.
Voila mes violettes, en voulez- vous? Voila
mes beaux persils frises.>>



133 -- LA DANSE DE SATYRA (non traduite)



134 -- MYDZOURIS COURONNEE (non traduite)



135 -- LA VIOLENCE


Non, tu ne me prendras pas de force, n'y
compte pas, Lamprias. Si tu as entendu dire
qu'on a viole Parthenis, sache qu'elle y a
mis du sien, car on ne jouit pas de nous sans
y etre invite.

Oh! va de ton mieux, fais des efforts, c'est
manque. Je me defends a peine, cependant.
Je n'appellerai pas au secours. Et je ne
lutte meme pas; mais je bouge. Pauvre ami,
c'est manque encore.

Continue. Ce petit jeu m'amuse. D'autant
que je suis sure de vaincre. Encore un essai
malheureux, et peut-etre tu seras moins
dispose a me prouver tes desirs eteints.

Bourreau, que fais-tu! Chien! tu me brises
les poignets! et ce genou qui m'eventre!
Ah! va, maintenant, c'est une belle victoire,
que de ravir a terre une jeune fille en larmes.



136 -- CHANSON


Le premier me donna un collier, un collier de
perles qui vaut une ville, avec les palais et
les temples, et les tresors et les esclaves.

Le second fit pour moi des vers. Il disait
que mes cheveux sont noirs comme ceux de la
nuit sur la mer et mes yeux bleus comme ceux
du matin.

Le troisieme etait si beau que sa mere ne
l'embrassait pas sans rougir. Il mit ses
mains sur mes genoux, et ses levres sur mon
pied nu.

Toi, tu ne m'as rien dit. Tu ne m'as rien
donne, car tu es pauvre. Et tu n'es pas
beau, mais c'est toi que j'aime.



137 -- CONSEILS A UN AMANT


Si tu veux etre aime d'une femme, o jeune
ami, quelle qu'elle soit, ne lui dis pas que
tu la veux, mais fais qu'elle te voie tous les
jours, puis disparais, pour revenir.

Si elle t'adresse la parole, sois amoureux
sans empressement. Elle viendra d'elle-meme
a toi. Sache alors la prendre de force, le
jour ou elle entend se donner.

Quand tu la recevras dans ton lit, neglige
ton propre plaisir. Les mains d'une femme
amoureuse sont tremblantes et sans caresses.
Dispense-les d'etre zelees.

Mais toi, ne prends pas de repos. Prolonge
les baisers a perte d'haleine. Ne la laisse
pas dormir, meme si elle t'en prie. Baise
toujours la partie de son corps vers laquelle
elle tourne les yeux.



138 -- LES AMIES A DINER


Myromeris et Maskhale, mes amies, venez avec
moi, car je n'ai pas d'amant ce soir, et,
couchees sur des lits de byssos, nous
causerons autour du diner.

Une nuit de repos vous fera du bien: vous
dormirez dans mon lit, meme sans fards et mal
coiffees. Mettez une simple tunique de laine
et laissez vos bijoux au coffre.

Nul ne vous fera danser pour admirer vos
jambes et les mouvements lourds de vos reins.
Nul ne vous demandera les Figures sacrees,
pour juger si vous etes amoureuses.

Et je n'ai pas commande, pour nous, deux
joueuses de flute aux belles bouches, mais
deux marmites de pois rissoles, des gateaux
au miel, des croquettes frites et ma derniere
outre de Khios.



139 -- LE TOMBEAU D'UNE JEUNE COURTISANE


Ici git le corps delicat de Lyde, petite
colombe, la plus joyeuse de toutes les
courtisanes, qui plus que toute autre aima
les orgies, les cheveux flottants, les danses
molles et les tuniques d'hyacinthe.

Plus que toute autre elle aima les glottismes
savoureux, les caresses sur la joue, les jeux
que la lampe voit seule et l'amour qui brise
les membres. Et maintenant, elle est une
petite ombre.

Mais avant de la mettre au tombeau, on l'a
merveilleusement coiffee et on l'a couchee
dans les roses; la pierre meme qui la recouvre
est tout impregnee d'essences et de parfums.

Terre sacree, nourrice de tout, accueille
doucement la pauvre morte, endors-la dans
tes bras o Mere! et fais pousser autour de
la stele, non les orties et les ronces, mais
les faibles violettes blanches.



140 -- LA PETITE MARCHANDE DE ROSES


Hier, m'a dit Nais, j'etais sur la place,
quand une petite fille en loques rouges a
passe, portant des roses, devant un groupe de
jeunes gens. Et voici ce que j'ai entendu:

< petite, car nous ne savons ce que tu vends:
toi? tes roses? ou tout a la fois?--Si
vous m'achetez toutes mes fleurs, vous aurez
la vendeuse pour rien.

--Et combien veux-tu de tes roses?--Il faut
six oboles a ma mere ou bien je serai battue
comme une chienne.--Suis-nous. Tu auras une
drachme.--Alors je vais chercher ma petite
soeur?>>

Cette enfant n'est pas courtisane, Bilitis,
nul ne la connait. Vraiment n'est-ce pas un
scandale et tolererons-nous que ces filles
viennent salir dans la journee les lits qui
nous attendent le soir?



141 -- LA DISPUTE


Ah! par l'Aphrodita, te voila! tete de
sang! pourriture! empuse! sterile! carcan!
gauchere! digne de rien! mauvaise truie!
N'essaie pas de me fuir, mais approche et
plus pres encore.

Voyez-moi cette femme de matelots, qui ne
sait pas meme plisser son vetement sur
l'epaule et qui met de si mauvais fard que
le noir de ses sourcils coule sur sa joue en
ruisseaux d'encre!

Tu es Phoinikienne: couche avec ceux de
ta race. Pour moi, mon pere etait Hellene:
j'ai droit sur tous ceux qui portent le petase.
Et meme sur les autres, s'il me plait ainsi.

Ne t'arrete plus dans ma rue, ou je t'enverrai
dans l'Hades faire l'amour avec Kharon, et je
dirai tres justement: < legere!>> pour que les chiens puissent te
deterrer.



142 -- MELANCOLIE


Je frissonne; la nuit est fraiche, et la
foret toute mouillee. Pourquoi m'as-tu conduite
ici? mon grand lit n'est-il pas plus
doux que cette mousse semee de pierres?

Ma robe a fleurs aura des taches de verdure;
mes cheveux seront meles de brindilles;
mon coude, regarde mon coude, comme
il est deja souille de terre humide.

Autrefois pourtant, je suivais dans les
bois celui... Ah! laisse-moi quelque temps.
Je suis triste, ce soir. Laisse-moi, sans parler,
la main sur les yeux.

En verite, ne peux-tu attendre! sommes
nous des betes brutes pour nous prendre
ainsi! Laisse-moi. Tu n'ouvriras ni mes
genoux ni mes levres. Mes yeux memes, de
peur de pleurer, se ferment.



143 -- LA PETITE PHANION


Etranger, arrete-toi, regarde qui t'a fait
signe: c'est la petite Phanion de Kos, elle
merite que tu la choisisses.

Vois, ses cheveux frisent comme du persil,
sa peau est douce comme un duvet d'oiseau.
Elle est petite et brune. Elle parle bien.

Si tu veux la suivre, elle ne te demandera
pas tout l'argent de ton voyage; non, mais
une drachme ou une paire de chaussures.

Tu trouveras chez elle un bon lit, des figues
fraiches, du lait, du vin, et, s'il fait
froid, il y aura du feu.



144 -- INDICATIONS


S'il te faut, passant qui t'arretes, des cuisses
elancees et des reins nerveux, une gorge
dure, des genoux qui etreignent, va chez
Plango, c'est mon amie.

Si tu cherches une fille rieuse, avec des
seins exuberants, la taille delicate, la croupe
grasse et les reins creuses, va jusqu'au coin
de cette rue, ou demeure Spidorrhodellis.

Mais si les longues heures tranquilles dans
les bras d'une courtisane, la peau douce, la
chaleur du ventre et l'odeur des cheveux te
plaisent, cherche Milto, tu seras content.

N'espere pas beaucoup d'amour; mais
profite de son experience. On peut tout
demander a une femme, quand elle est nue,
quand il fait nuit, et quand les cent drachmes
sont sur le foyer.



145 -- LE MARCHAND DE FEMMES


< femmes. Ouvre la porte, Sostrata, je te
presente deux occasions. Celle-ci d'abord.
Approche, Anasyrtolis, et defais-toi.--Elle
est un peu grosse.

--C'est une beaute. De plus, elle danse
la kordax et elle sait quatre-vingts
chansons.--Tourne-toi. Leve les bras.
Montre tes cheveux. Donne le pied. Souris.
C'est bien.

--Celle-ci, maintenant.--Elle est trop
jeune!--Non pas, elle a eu douze ans
avant-hier, et tu ne lui apprendrais plus
rien. --Ote ta tunique. Voyons? Non, elle
est maigre.

--Je n'en demande qu'une mine.--Et la
premiere?--Deux mines trente.--Trois
mines les deux?--C'est dit.--Entrez la
et lavez-vous. Toi, adieu.>>



146 -- L'ETRANGER


Etranger, ne va pas plus loin dans la ville.
Tu ne trouveras ailleurs que chez moi des
filles plus jeunes ni plus expertes. Je suis
Sostrata, celebre au dela de la mer.

Vois celle-ci dont les yeux sont verts
comme l'eau dans l'herbe. Tu n'en veux pas?
Voici d'autres yeux qui sont noirs comme la
violette, et une chevelure de trois coudees.

J'ai mieux encore. Xantho, ouvre ta cyclas.
Etranger, ses seins sont durs comme le coing,
touche-les. Et son beau ventre, tu le voie,
porte les trois plis de Kypris.

Je l'ai achetee avec sa soeur, qui n'est pas
d'age a aimer encore, mais qui la seconde
utilement. Par les deux deesses! tu es de
race noble. Phyllis et Xantho, suivez le
chevalier!



147 -- PHTLLIS (non traduite)



148 -- LE SOUVENIR DE MNASIDIKA


Elles dansaient l'une devant l'autre, d'un
mouvement rapide et fuyant; elles semblaient
toujours vouloir s'enlacer, et pourtant ne se
touchaient point, si ce n'est du bout des
levres.

Quand elles tournaient le dos en dansant,
elles se regardaient, la tete sur l'epaule,
et la sueur brillait sous leurs bras leves,
et leurs chevelures fines passaient devant
leurs seins.

La langueur de leurs yeux, le feu de leurs
joues, la gravite de leurs visages, etaient
trois chansons ardentes. Elles se frolaient
furtivement, elles pliaient leurs corps sur
les hanches.

Et tout a coup, elles sont tombees, pour
achever a terre la danse molle... Souvenir
de Mnasidika, c'est alors que tu m'apparus,
et tout, hors ta chere image, me fut importun.



149 -- LA JEUNE MERE


Ne crois pas, Myromeris, que, d'avoir ete
mere, tu sois moindre en beaute. Voici que
ton corps sous la robe a noye ses formes
greles dans une voluptueuse mollesse.

Tes seins sont deux vastes fleurs renversees
sur ta poitrine, et dont la queue coupee
nourrit une seve laiteuse. Ton ventre
plus doux defaille sous la main.

Et maintenant considere la toute petite enfant
qui est nee du frisson que tu as eu un
soir dans les bras d'un passant dont tu ne
sais plus le nom. Reve a sa lointaine destinee.

Ces yeux qui s'ouvrent a peine s'allongeront
un jour d'une ligne de fard noir, et ils
semeront aux hommes la douleur ou la joie,
d'un mouvement de leurs cils.



150 -- L INCONNU


Il dort. Je ne le connais pas. Il me fait
horreur. Pourtant sa bourse est pleine d'or
et il a donne a l'esclave quatre drachmes en
entrant. J'espere une mine pour moi-meme.

Mais j'ai dit a la Phrygienne d'entrer au lit
a ma place. Il etait ivre et l'a prise pour
moi. Je serais plutot morte dans les
supplices que de m'allonger pres de cet
homme.

Helas! je songe aux prairies de Tauros...
J'ai ete une petite vierge... Alors, j'avais
la poitrine legere, et j'etais si folle
d'envie amoureuse que je haissais mes soeurs
mariees.

Que ne faisais-je pas pour obtenir ce que
j'ai refuse cette nuit! Aujourd'hui mes
mamelles se plient, et dans mon coeur trop
use, Eros s'endort de lassitude.



151 -- LA DUPERIE


Je m'eveille... Est-il donc parti? Il a
laisse quelque chose? Non: deux amphores
vides et des fleurs souillees. Tout le tapis
est rouge de vin.

J'ai dormi, mais je suis encore ivre... Avec
qui donc suis-je rentree?... Pourtant nous
nous sommes couches. Le lit est meme trempe
de sueur.

Peut-etre etaient-ils plusieurs; le lit est
si bouleverse. Je ne sais plus... Mais on
les a vus! Voila ma Phrygienne. Elle dort
encore en travers de la porte.

Je lui donne un coup de pied dans la poitrine
et je crie: <>
Je suis si enrouee que je ne puis parler.



152 -- LE DERNIER AMANT


Enfant, ne passe pas sans m'avoir aimee.
Je suis encore belle, dans la nuit; tu verras
combien mon automne est plus chaud que le
printemps d'une autre.

Ne cherche pas l'amour des vierges. L'amour
est un art difficile ou les jeunes filles
sont peu versees. Je l'ai appris toute ma
vie pour le donner a mon dernier amant.

Mon dernier amant, ce sera toi, je le sais.
Voici ma bouche, pour laquelle un peuple a
pali de desir. Voici mes cheveux, les memes
cheveux que Psappha la Grande a chantes.

Je recueillerai en ta faveur tout ce qu'il
m'est reste de ma jeunesse perdue. Je brulerai
les souvenirs eux-memes. Je te donnerai
la flute de Lykas, la ceinture de Mnasidika.



153 -- LA COLOMBE


Depuis longtemps deja je suis belle; le jour
vient ou je ne serai plus femme. Et alors je
connaitrai les souvenirs dechirants, les
brulantes envies solitaires et les larmes
dans les mains.

Si la vie est un long songe, a quoi bon lui
resister? Maintenant, quatre et cinq fois la
nuit je demande la jouissance amoureuse, et
quand mes flancs sont epuises je m'endors ou
mon corps retombe.

Au matin, j'ouvre les paupieres et je
frissonne dans mes cheveux. Une colombe est
sur ma fenetre; je lui demande en quel mois
nous sommes. Elle me dit: < les femmes sont en amour.>>

Ah! quel que soit le mois, la colombe dit
vrai, Kypris! Et je jette mes deux bras
autour de mon amant, et avec de grands
tremblements j'etire jusqu'au pied du lit mes
jambes encore engourdies.



154 -- LA PLUIE AU MATIN


La nuit s'efface. Les etoiles s'eloignent.
Voici que les dernieres courtisanes sont
rentrees avec les amants. Et moi, dans la
pluie du matin, j'ecris ces vers sur le
sable.

Les feuilles sont chargees d'eau brillante.
Des ruisseaux a travers les sentiers
entrainent la terre et les feuilles mortes.
La pluie, goutte a goutte, fait des trous
dans ma chanson.

Oh! que je suis triste et seule ici! Les
plus jeunes ne me regardent pas; les plus ages
m'ont oubliee. C'est bien. Ils apprendront
mes vers, et les enfants de leurs enfants.

Voila ce que ni Myrtale, ni Thais, ni Glykera
ne se diront, le jour ou leurs belles joues
seront creuses. Ceux qui aimeront apres moi
chanteront mes strophes ensemble.



155 -- LA MORT VERITABLE


Aphrodita! deesse impitoyable, tu as voulu
que sur moi aussi la jeunesse heureuse aux
beaux cheveux s'evanouit en quelques jours.
Que ne suis-je morte tout a fait!

Je me suis regardee dans mon miroir: je n'ai
plus ni sourire ni larmes. O doux visage
qu'aimait Mnasidika, je ne puis croire que tu
fus le mien!

Se peut-il que tout soit fini? Je n'ai pas
encore vecu cinq fois huit annees, il me
semble que je suis nee d'hier, et deja voici
qu'il faut dire: On ne m'aimera plus.

Toute ma chevelure coupee, je l'ai tordue
dans ma ceinture et je te l'offre, Kypris
eternelle! Je ne cesserai pas de t'adorer.
Ceci est le dernier vers de la pieuse
Bilitis.




LE TOMBEAU DE BILITIS



156 -- PREMIERE EPITAPHE


Dans le pays ou les sources naissent de la
mer, et ou le lit des fleuves est fait de
feuilles de roches, moi, Bilitis, je suis nee.

Ma mere etait Phoinikienne; mon pere
Damophylos, Hellene. Ma mere m'a appris
les chants de Byblos, tristes comme la
premiere aube.

J'ai adore l'Astarte a Kypre. J'ai connu
Psappha a Lesbos. J'ai chante comment
j'aimais. Si j'ai bien vecu, Passant, dis-le
a ta fille.

Et ne sacrifie pas pour moi la chevre noire;
mais, en libation douce, presse sa mamelle
sur ma tombe.



157 -- SECONDE EPITAPHE


Sur les rives sombres du Melas, a Tamassos de
Pamphylie, moi, fille de Damophylos, Bilitis,
je suis nee. Je repose loin de ma patrie, tu
le vois.

Toute enfant, j'ai appris les amours de
l'Adon et de l'Astarte, les mysteres de la
Syrie sainte, et la mort et le retour vers
Celle-aux-paupieres-arrondies.

Si j'ai ete courtisane, quoi de blamable?
N'etait-ce pas mon devoir de femme?
Etranger, la Mere-de-toutes-choses nous
guide. La meconnaitre n'est pas prudent.

En gratitude a toi qui t'es arrete, je te
souhaite ce destin: Puisses-tu etre aime,
ne pas aimer. Adieu. Souviens-toi dans ta
vieillesse, que tu as vu mon tombeau.



158 -- DERNIERE EPITAPHE


Sous les feuilles noires des lauriers, sous
les fleurs amoureuses des roses, c'est ici que
je suis couchee, moi qui sus tresser le vers
au vers, et faire fleurir le baiser.

J'ai grandi sur la terre des nymphes; j'ai
vecu dans l'ile des amies; je suis morte dans
l'ile de Kypris. C'est pourquoi mon nom est
illustre et ma stele frottee d'huile.

Ne me pleure pas, toi qui t'arretes: on m'a
fait de belles funerailles, les pleureuses se
sont arrache les joues, on a couche dans ma
tombe mes miroirs et mes colliers.

Et maintenant, sur les pales prairies
d'asphodeles, je me promeme, ombre
impalpable, et le souvenir de ma vie
terrestre est la joie de ma vie souterraine.




BIBLIOGRAPHIE


I. -- BILITIS' SAEMMTLICHE LIEDER zum ersten Male herausgegeben
und mit einem Woerterbuche versehen, von G. Heim -- Leipzig.
1894.

II. -- LES CHANSONS DE BILITIS, traduites du grec pour la
premiere fois par P. L. (Pierre Louys). -- Paris. 1895.

III. -- SIX CHANSONS DE BILITIS, traduites en vers par Mme Jean
Bertheroy. -- _Revue pour les jeunes filles_. Paris. Armand
Colin. 1896.

IV. -- VINGT-SIX CHANSONS DE BILITIS, traduites en allemand par
Richard Dehmel.-- _Die Gesellschaft_, Leipzig. 1896.

V. -- VINGT CHANSONS DE BILITIS, traduites en allemand par le Dr
Paul Goldmann. -- Frankfurter Zeitung. 1896.

VI. -- LES CHANSONS DE BILITIS, par le professeur von
Willamovitz-Moellendorf. -- Goettingsche Gelehrte. --
Goettinge. 1896.

VII, -- HUIT CHANSONS DE BILITIS, traduites en tcheque par
Alexandre Backovsky. -- Prague. 1897.

VIII. -- QUATRE CHANSONS DE BILITIS, traduites en suedois par
Gustav Uddgren. -- Nordisk Revy. -- Stockholm. 1897.

IX. -- TROIS CHANSONS DE BILITIS, mises en musique par Claude
Debussy. -- Paris. Fromont. 1898, etc.




TABLE


VIE DE BILITIS


I -- BUCOLIQUES EN PAMPHYLIE


1 -- L'ARBRE
2 -- CHANT PASTORAL
3 -- PAROLES MATERNELLES
4 -- LES PIEDS NUS
5 -- LE VIEILLARD ET LES NYMPHES
6 -- CHANSON
7 -- LE PASSANT
8 -- LE REVEIL
9 -- LA PLUIE
10 -- LES FLEURS
11 -- IMPATIENCE
12 -- LES COMPARAISONS
13 -- LA RIVIERE DE LA FORET
14 -- PHITTA MELIAI
15 -- LA BAGUE STMBOLIQUE
16 -- LES DANSES AU CLAIR DE LUNE
17 -- LES PETITS ENFANTS
18 -- LES CONTES
19 -- L'AMIE MARIEE
20 -- LES CONFIDENCES
21 -- LA LUNE AUX YEUX BLEUS
22 -- REFLEXIONS (non traduite)
23 -- CHANSON (Ombre du bois)
24 -- LYKAS
25 -- L'OFFRANDE A LA DEESSE
26 -- L'AMIE COMPLAISANTE
27 -- PRIERE A PERSEPHONE
28 -- LA PARTIE D'OSSELETS
29 -- LA QUENOUILLE
30 -- LA FLUTE DE PAN
31 -- LA CHEVELURE
32 -- LA COUPE
33 -- ROSES DANS LA NUIT
34 -- LES REMORDS
35 -- LE SOMMEIL INTERROMPU
36 -- AUX LAVEUSES
37 -- CHANSON
38 -- BILITIS
39 -- LA PETITE MAISON
40 -- LA JOIE (non traduite)
41 -- LA LETTRE PERDUE
42 -- CHANSON
43 -- LE SERMENT
44 -- LA NUIT
45 -- BERCEUSE
46 -- LE TOMBEAU DES NAIADES


II -- ELEGIES A MYTYLENE


47 -- AU VAISSEAU
48 -- PSAPPHA
49 -- LA DANSE DE GLOTTIS ET DE KYSE
50 -- LES CONSEILS
51 -- L'INCERTITUDE
52 -- LA RENCONTRE
53 -- LA PETITE APHRODITE DE TERRE CUITE
54 -- LE DESIR
55 -- LES NOCES
56 -- LE LIT (non traduite)
57 -- LE PASSE QUI SURVIT
58 -- LA METAMORPHOSE
59 -- LE TOMBEAU SANS NOM
60 -- LES TROIS BEAUTES DE MNASIDIKA
61 -- L'ANTRE DES NYMPHES
62 -- LES SEINS DE MNASIDIKA
63 -- LA CONTEMPLATION (non traduite)
64 -- LA POUPEE
65 -- TENDRESSES
66 -- JEUX
67 -- EPISODE (non traduite)
68 -- PENOMBRE
69 -- LA DORMEUSE
70 -- LE BAISER
71 -- LES SOINS JALOUX,
72 -- L'ETREINTE EPERDUE
73 -- REPRISE (non traduite)
74 -- LE COEUR
75 -- PAROLES DANS LA NUIT
76 -- L'ABSENCE
77 -- L'AMOUR
78 -- LA PURIFICATION
79 -- LA BERCEUSE DE MNASIDIKA
80 -- PROMENADE AU BORD DE LA MER
81 -- L'OBJET
82 -- SOIR PRES DU FEU
83 -- PRIERES
84 -- LES YEUX
85 -- LES FARDS
86 -- LE SILENCE DE MNASIDIKA
87 -- SCENE
88 -- ATTENTE
89 -- LA SOLITUDE
90 -- LETTRE
91 -- LA TENTATIVE
92 -- L'EFFORT
93 -- MYRRHINE (non traduite)
94 -- A GYRINNO
95 -- LE DERNIER ESSAI
96 -- LE SOUVENIR DECHIRANT
97 -- A LA POUPEE DE CIRE
98 -- CHANT FUNEBRE


III -- EPIGRAMMES DANS L'ILE DE CHYPRE


99 -- HYMNE A ASTARTE
100 -- HYMNE A LA NUIT
101 -- LES MENADES
102 -- LA MER DE KYPRIS
103 -- LES PRETRESSES DE L'ASTARTE
104 -- LES MYSTERES
105 -- LES COURTISANES EGYPTIENNES
106 -- JE CHANTE MA CHAIR ET MA VIE
107 -- LES PARFUMS
108 -- CONVERSATION
109 -- LA ROBE DECHIREE
110 -- LES BIJOUX
111 -- L'INDIFFERENT
112 -- L'EAU PURE DU BASSIN
113 -- LA FETE NOCTURNE (non traduite)
114 -- VOLUPTE
115 -- L'HOTELLERIE
116 -- LA DOMESTICITE
117 -- LE TRIOMPHE DE BILITIS
118 -- A SES SEINS
119 -- LIBERTE (non traduite)
120 -- MYDZOURIS
121 -- LE BAIN
122 -- AU DIEU DE BOIS
123 -- LA DANSEUSE AUX CROTALES
124 -- LA JOUEUSE DE FLUTE
125 -- LA CEINTURE CHAUDE
126 -- A UN MARI HEUREUX
127 -- A UN EGARE
128 -- THERAPEUTIQUE
129 -- LA COMMANDE
130 -- LA FIGURE DE PASIPHAE
131 -- LA JONGLEUSE
132 -- LA DANSE DES FLEURS
133 -- LA DANSE DE SATYRA (non traduite)
134 -- MYDZOURIS COURONNEE (non traduite)
135 -- LA VIOLENCE
136 -- CHANSON
137 -- CONSEILS A UN AMANT
138 -- LES AMIES A DINER
139 -- LE TOMBEAU D'UNE JEUNE COURTISANE
140 -- LA PETITE MARCHANDE DE ROSES
141 -- LA DISPUTE
142 -- MELANCOLIE
143 -- LA PETITE PHANION
144 -- INDICATIONS
145 -- LE MARCHAND DE FEMMES
146 -- L'ETRANGER
147 -- PHTLLIS (non traduite)
148 -- LE SOUVENIR DE MNASIDIKA
149 -- LA JEUNE MERE
150 -- L INCONNU
151 -- LA DUPERIE
152 -- LE DERNIER AMANT
153 -- LA COLOMBE
154 -- LA PLUIE AU MATIN
155 -- LA MORT VERITABLE


LE TOMBEAU DE BILITIS


156 -- PREMIERE EPITAPHE
157 -- SECONDE EPITAPHE
158 -- DERNIERE EPITAPHE


BIBLIOGRAPHIE

TABLE








Pages:
1 | 2 | 3 | 4 | 5
Copyright (c) 2007. topboookz.com. All rights reserved.