A / B / C / D / E /  F / G / H / I / J /  K / L / M / N / O /  P / R / S / T / UV / W / Z

Annual Bibliography of Commonwealth Literature 2007
This paper argues that discourses of love in Ghanaian market literature for youth offer a view into complex negotiations of agency and empowerment. Drawing on Deborah Durham's notion of youth as "social `shifters'" and Francis Nyamnjoh's conception of the "interconnectedness" of agency, I take Ghanaian market literature as one specific case of how African literature for youth foregrounds questions of continuity and change as African societies enter into increasingly complex global relations. In this literature for youth, received notions of love, often constructed out of impressions from American pop and hip hop music, carry new notions of agency that compete with existing "domesticated" forms. Authors like Ike Tandoh and Evelyn Tay employ discourses of love to offer youth alternative avenues for empowerment in a context of socio-economic disenfranchizement. In a creative process of "straddling", this writing both reveals and reproduces the contradictions that obtain in youth configurations of agency.

Observations Geologiques sur les Iles Volcaniques

C >> Charles Darwin >> Observations Geologiques sur les Iles Volcaniques

Pages:
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18



[3] J'ai donne les poids specifiques des mineraux d'apres Von Kobell,
une des autorites les plus recentes et les meilleures, et celui des
roches d'apres divers auteurs. Suivant Phillips, le poids specifique
de l'obsidienne est 2.35, et Jameson affirme qu'il ne depasse jamais
2.4; mais j'ai reconnu qu'il etait de 2.42 pour un specimen de
l'Ascension.

[4] Une notice detaillee et interessante sur cette decouverte, par M.
Pattinson, a ete lue devant l'Association britannique en septembre
1838. Suivant Turner (_Chemistry_, p. 210), le metal le plus lourd
de certains alliages descend au fond du creuset, et il parait que
ce phenomene se produit lorsque les metaux sont tous deux a l'etat
liquide. Lorsque la difference de densite est considerable, comme
celle qui existe entre le fer et le laitier qui se forme pendant la
fusion du minerai, il n'est pas etonnant que les atomes se separent
sans qu'aucune des deux substances soit a l'etat grenu.

[5] Von Buch a trouve 2,47 pour le trachyte de Java; De la Beche 2,42
pour celui d'Auvergne, et moi-meme 2,42 pour celui de l'Ascension.
Jameson et d'autres auteurs attribuent au basalte un poids specifique
de 3,0, mais De la Beche a trouve qu'elle n'etait que de 2,78 pour
certains specimens d'Auvergne, et de 2.91 pour des specimens de la
Chaussee des Geants.

[6] Consulter l'admirable _Description physique_ si connue de cette
ile par Von Buch, qui peut etre consideree comme un modele de geologie
descriptive.

[7] La pate cristalline de la phonolite est souvent traversee de
longues aiguilles de hornblende, ce qui prouve que ce mineral, quoique
l'element le plus fusible de la phonolite, a cristallise avant ou en
meme temps qu'une substance plus refractaire. Si mes observations sont
exactes, la phonolite se presente toujours a l'etat de roche injectee
comme celles de la serie plutonique; elle s'est donc probablement
solidifiee comme ces dernieres sans subir de derangements violents ni
repetes. Les geologues qui ont doute que le granite ait pu se former
par liquefaction ignee parce que des mineraux de fusibilite differente
s'y moulent les uns sur les autres, doivent avoir ignore le fait que
la hornblende cristallisee penetre la phonolite, roche dont l'origine
ignee est incontestable. L'etat visqueux que le quartz et le feldspath
conservent tous deux a une temperature bien inferieure a leur point de
fusion, comme on le sait aujourd'hui, explique facilement leur moulage
mutuel. Voir a ce sujet le travail de M. Horner sur Bonn. _Geolog.
Transact_., vol. IV, p. 439; et pour le quartz, l'_Institut_, 1839, p.
161.

[8] Des fragments de ces dikes ont ete brises et sont entoures
maintenant par les roches primitives dont les feuillets les
environnent en restant paralleles a eux-memes. Le Dr Hubbard a decrit
aussi (_Silliman's Journal_, vol. XXXIV, p. 119) un entrecroisement de
veines de trapp dans le granite des White Mountains, qui doit avoir
ete forme, selon lui, lorsque les deux roches etaient a l'etat pateux.

[9] M. Phillips (_Lardner's Encyclop_., vol. II, p. 115) cite
l'opinion de Von Buch suivant laquelle le porphyre augitique s'etend
parallelement aux grandes chaines de montagnes et se rencontre
toujours a leur base. De Humboldt a constate egalement l'existence
frequente de roches trappeennes dans une position geologique analogue;
et moi-meme j'ai observe plusieurs exemples de ce fait au pied de la
Cordillere chilienne. L'existence du granite dans l'axe des grandes
chaines de montagnes est toujours probable, et je suis tente de
croire que les masses de porphyre augitique et de trapp injectees
lateralement ont a peu pres la meme relation avec l'axe granitique que
les laves basaltiques avec les masses trachytiques centrales, autour
des flancs desquelles elles ont si souvent fait eruption.

[10] A en juger d'apres les recherches incompletes de Forster, il est
possible que l'ile Saint-Georges ne soit pas volcanique. En ce qui
concerne les Seychelles je me base sur les affirmations du Dr Allan.
J'ignore de quel genre de roches est formee l'ile Rodriguez dans
l'ocean Indien.

[11] Ceci s'appuie sur l'autorite du comte V. de Bedemar pour Flores
et Graciosa (_Charlsworth Magazine of Nat. Hist_., vol. I, p. 557).
Suivant le capitaine Boyd, l'ile Sainte-Marie n'a pas de roches
volcaniques (_Description de Von Buch_, p. 365). L'ile Chatham a ete
decrite par le Dr Dieffenbach dans le _Geographical Journal_, annee
1841, p. 201. Jusqu'a present l'expedition antarctique ne nous a
fourni que des renseignements incomplets sur l'ile Kerguelen.

[12] Dans un memoire presente recemment a l'_American Association_,
les professeurs William et Henry Darwin Rogers ont insiste d'une
maniere speciale sur les directions de soulevement qui affectent une
courbe reguliere dans certaines parties de la chaine des Appalaches.

[13] _Bulletin de la Societe Geologique_, t. III, p. 110.

[14] _Description des Isles Canaries_, p. 324.

[15] _Description des Iles Canaries_, p. 393.

[16] Cette conclusion s'impose a la suite des phenomenes qui ont
accompagne le tremblement de terre de 1835 a Conception, et qui sont
decrits en detail dans la notice que j'ai publiee dans les _Geological
Transactions_ (vol. V, p. 601).




CHAPITRE VII

NOUVELLE-GALLES DU SUD, TERRE VAN DIEMEN, KING GEORGE'S SOUND,
CAP DE BONNE-ESPERANCE


Nouvelle-Galles du Sud.--Formation de gres.--Pseudo-fragments de schiste
empates.--Stratification.--Stratification entrecroisee.--Grandes
vallees.--Terre Van Diemen.--Formation paleozoique.--Formations plus
recentes avec roches volcaniques.--Travertin avec feuilles de vegetaux
eteints.--Soulevement de la contree.--Nouvelle-Zelande.--King George's
Sound.--Bancs ferrugineux superficiels.--Depots calcaires superficiels
avec moules de branches.--Leur origine due a des particules de coquilles
et de coraux amoncelees par le vent.--Leur extension.--Cap de Bonne-
Esperance.--Contact du granite et du phyllade argileux.--Formation de
gres.


Durant la seconde partie de son voyage, le _Beagle_ toucha a la
Nouvelle-Zelande, en Australie, a la Terre Van Diemen, et au cap de
Bonne-Esperance. Desireux de consacrer la troisieme partie de ces
Observations Geologiques a l'Amerique meridionale seule, je decrirai
brievement ici tous les faits dignes de fixer l'attention des
geologues, que j'ai observes dans les contrees que je viens de citer.


_Nouvelle-Galles du Sud_.--Mon champ d'observations se bornait au
trajet de 90 milles geographiques que j'ai fait pour me rendre a
Bathurst, a l'W.-N.-W. de Sidney. A partir de la cote, les trente
premiers milles traversent une region de gres, coupee en plusieurs
endroits par des rochers de trapp, et separee du grand plateau de gres
des Blue Mountains par un escarpement tres eleve qui surplombe la
riviere Nepean. Ce plateau superieur mesure 1.000 pieds d'altitude au
bord de l'escarpement, et a une distance de 26 milles de ce bord il
s'eleve jusqu'a 3.000 a 4.000 pieds au-dessus du niveau de la mer.
De ce point la route descend vers une contree moins elevee, et
principalement formee de roches primitives. On y rencontre beaucoup
de granite qui passe en un endroit a du porphyre rouge avec cristaux
octogonaux de quartz, et qui est coupe ailleurs par des dikes de
trapp. Pres des Downs de Bathurst je traversai une grande etendue de
pays constituee par des phyllades argileux luisants et d'un brun pale,
dont les feuillets alteres couraient du nord au sud. Je mentionne ce
fait parce que le capitaine King m'a rapporte qu'aux environs du lac
Georges, a une centaine de milles au sud, les micaschistes s'etendent
du nord au sud d'une maniere si constante que les habitants utilisent
cette particularite pour se guider dans les forets.

Le gres des Blue Mountains offre une puissance d'au moins 1.200 pieds,
qui semble plus forte encore en certains endroits; il est forme de
petits grains de quartz cimentes par une matiere terreuse blanche,
et traverse d'un grand nombre de veines ferrugineuses. Les couches
inferieures alternent quelquefois avec des schistes et de la houille;
a Wolgan j'ai trouve dans le schiste des feuilles de _Glossopteris
Brownii_, fougere qui est tres abondante dans la houille d'Australie.
Le gres contient des cailloux de quartz dont le nombre et la dimension
s'accroissent generalement dans les couches superieures (ils ont
rarement, cependant, plus d'un ou deux pouces de diametre); j'ai
observe un fait semblable dans la grande formation de gres du Cap
de Bonne-Esperance. Sur la cote de l'Amerique du Sud ou des couches
tertiaires ont ete soulevees sur une grande etendue, j'ai remarque
a plusieurs reprises que les couches superieures etaient formees
d'elements plus grossiers que les couches inferieures; cela semble
indiquer que la puissance des vagues ou des courants augmentait
a mesure que la mer devenait moins profonde. Pourtant, sur la
plate-forme inferieure, entre les Blue Mountains et la cote, j'ai
observe que les couches superieures de gres passaient souvent au
schiste, ce qui provient probablement de ce que cette region
moins elevee a ete protegee contre les forts courants pendant son
soulevement. Le gres de Blue Mountains etant evidemment d'origine
elastique et n'ayant subi aucune action metamorphique, j'ai observe
avec surprise que dans certains specimens presque tous les grains
de quartz offraient des facettes brillantes et qu'ils etaient
cristallises d'une maniere si parfaite qu'ils n'avaient certainement
pu etre empates sous leur forme _presente_ dans une roche
preexistante[1]. Il est difficile d'imaginer comment ces cristaux
ont pu se former; on peut a peine croire qu'ils aient cristallise
isolement au fond de la mer dans leur etat actuel de cristallisation.
Est-il possible que des grains de quartz arrondis aient pu etre
attaques par un liquide qui a corrode leur surface et y a depose de
la silice fraiche? Je dois faire observer que pour le gres du cap
de Bonne-Esperance il est evident que de la silice a ete deposee en
abondance d'une solution aqueuse.

En plusieurs points du gres j'ai observe des enclaves de schiste qu'on
aurait pu prendre, a premiere vue, pour des fragments etrangers;
cependant leurs feuillets horizontaux paralleles a ceux du gres
montraient que ces enclaves etaient les restes de lits minces
continus. L'un de ces fragments (constitue probablement par la coupe
transversale d'une bande longue et etroite) et qui se montrait sur la
paroi d'un rocher, presentait une epaisseur verticale plus grande que
sa largeur, ce qui prouve que ce lit de schiste doit s'etre legerement
consolide apres son depot et avant d'avoir ete entame par les
courants. Chaque enclave de schiste montre ainsi avec quelle
lenteur un grand nombre des couches de gres se sont deposees. Ces
pseudo-fragments de schiste expliqueront peut-etre, dans certains cas,
l'origine de fragments etrangers en apparence, empates dans des roches
cristallines metamorphiques. Je mentionne ce fait parce que j'ai
trouve pres de Rio-de-Janeiro un fragment anguleux nettement termine,
long de 7 yards et large de 2, constitue par du gneiss contenant des
grenats et du mica disposes en couches, et empate dans le gneiss
porphyrique stratifie commun dans cette contree. Les feuillets de ce
fragment et ceux de la masse englobante suivaient exactement la meme
direction, mais ils plongeaient sous des angles differents. Je ne
veux pas affirmer que ce fragment (constituant un cas isole, a ma
connaissance au moins) ait ete originairement depose a l'etat de
couche, comme le schiste des Blue Mountains, entre les strates du
gneiss porphyrique, avant qu'elles aient subi le metamorphisme; mais
il existe entre les deux cas une analogie suffisante pour rendre cette
explication plausible.


_Stratification de l'escarpement_.--Les couches des Blue Mountains
paraissent horizontales a premiere vue, mais elles ont probablement un
plongement semblable a celui de la surface du plateau qui s'incline de
l'ouest vers l'escarpement bordant la riviere Nepean, sous un angle de
1 deg. ou de 100 pieds par mille[2]. Les strates de l'escarpement plongent
presque exactement comme sa surface inclinee en pente rapide, et
avec tant de regularite qu'elles semblent n'avoir jamais eu d'autre
position; mais on voit, a un examen plus attentif, qu'elles
s'epaississent d'un cote, et s'amincissent de l'autre au point de
disparaitre, et qu'a leur partie superieure elles sont surmontees et
pour ainsi dire coiffees par des bancs horizontaux. Il est probable,
d'apres cela, que nous sommes ici en presence d'un escarpement
original qui n'est pas forme par l'erosion marine, mais par le fait
qu'a l'origine les strates ne se sont pas etendues au-dela de ce
point. Ceux qui ont l'habitude de consulter des cartes detaillees de
cotes sur lesquelles s'accumulent des sediments sauront que la surface
des bancs ainsi formes s'incline, en general, fort lentement de
la cote vers une certaine ligne du large au-dela de laquelle la
profondeur devient brusquement tres grande dans la plupart des cas. Je
puis citer comme exemple les grands bancs de sediments de l'archipel
des Antilles[3] qui se terminent en pentes sous-marines inclinees de
30 a 40 deg. et parfois meme de plus de 40 deg.; chacun sait combien une pente
semblable paraitrait escarpee sur terre. Si des bancs de ce genre
etaient souleves, ils auraient probablement la meme forme exterieure,
a peu pres, que le plateau des Blue Mountains a l'endroit ou il se
termine brusquement au bord de la riviere Nepean.


_Stratification entrecroisee_.--Dans la region cotiere basse et dans
les Blue Mountains, les couches de gres sont souvent coupees par de
petits lits obliques a leur direction, qui s'inclinent en divers sens
souvent sous un angle de 45 deg.. La plupart des auteurs ont attribue ces
couches entrecroisees a de petites accumulations successives sur une
surface inclinee; mais a la suite d'un examen minutieux que j'ai fait
de quelques points du nouveau gres rouge d'Angleterre, je crois que
les couches de ce genre font generalement partie d'une serie de
courbes, semblables a des vagues gigantesques, dont les sommets ont
ete arases ulterieurement et remplaces, soit par des couches a peu
pres horizontales, soit par une autre serie de grandes rides dont les
plis ne coincident pas exactement avec ceux des premieres. Il est bien
connu de ceux qui s'occupent du service hydrographique que, pendant
les tempetes, la vase et le sable sont bouleverses, au fond de la
mer, a des profondeurs considerables, atteignant au moins 300 a
450 pieds[4], de sorte que la nature du sol y est meme modifiee
temporairement; on a observe aussi qu'a une profondeur de 60 a 70
pieds le fond de la mer est couvert de larges rides[5]. D'apres les
observations que j'ai faites relativement a la structure du nouveau
gres rouge, et que je viens de mentionner, il est donc permis de
croire qu'a des profondeurs plus considerables le fond de l'ocean se
recouvre pendant les tempetes de cretes et de depressions semblables a
de grandes rides, qui sont nivelees ensuite par les courants pendant
les periodes plus tranquilles, et qui se reforment pendant les
tempetes.


_Vallees dans les plateaux de gres_.--Les grandes vallees qui coupent
les Blue Mountains et les autres plateaux de gres de cette partie de
l'Australie, et qui ont offert longtemps un obstacle insurmontable aux
tentatives des colons les plus hardis pour atteindre l'interieur de
la contree, constituent le trait principal de la geologie de la
Nouvelle-Galles du Sud. Ces vallees sont tres vastes et bordees
par des lignes ininterrompues de hautes falaises. Il est difficile
d'imaginer un spectacle plus majestueux que celui qui s'offre aux
regards lorsqu'en s'avancant sur le plateau on arrive tout a coup au
bord d'une de ces falaises dont la verticalite est telle qu'on peut
atteindre d'un coup de pierre les arbres croissant a 1.000 et 1.500
pieds au-dessous de soi, comme j'en ai fait l'experience. A droite et
a gauche on apercoit des promontoires se succedant a perte de vue sur
la ligne fuyante de la falaise; et sur le versant oppose de la vallee,
souvent eloigne de plusieurs milles, on voit une autre ligne s'elevant
a la meme hauteur que celle sur laquelle on se trouve, et formee des
memes couches horizontales de gres pale. Le fond de ces vallees est
peu incline, et, d'apres sir T. Mitchell, la pente des rivieres qui
les parcourent est faible. Souvent les vallees principales envoient
vers l'interieur du plateau de grandes ramifications en forme de
golfes, qui s'elargissent a leur extremite superieure; et, d'autre
part, le plateau projette souvent des promontoires dans la vallee et
y abandonne meme de grandes masses presque entierement detachees.
Les lignes de falaises qui bordent les vallees sont si parfaitement
continues que, pour descendre dans certaines d'entre elles, il est
necessaire de faire des detours de 20 milles, et ce n'est meme que
dernierement que les officiers du service topographique ont penetre
dans quelques-unes de ces vallees, ou les colons ne sont pas encore
parvenus a faire entrer leur betail. Mais le trait le plus remarquable
de la structure de ces vallees, c'est que, malgre la largeur de
plusieurs milles qu'elles presentent dans leur region superieure,
elles se retrecissent ordinairement vers leur extremite inferieure, a
tel point qu'elles deviennent impraticables. Le _Surveyor-general_,
Sir T. Mitchell[6], a tente vainement de remonter la gorge par
laquelle la riviere Grose rejoint le Nepean, en marchant d'abord, et
en rampant ensuite entre les grands blocs de gres ecroules; la vallee
de la Grose forme cependant vers sa partie superieure, ainsi que je
l'ai constate _de visu_, un bassin magnifique large de plusieurs
milles, et elle est entouree de tous cotes par des falaises dont les
sommets atteignent, a ce que l'on croit, une altitude qui n'est pas
inferieure a 3.000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Lorsqu'on
conduit des bestiaux dans la vallee de la Wolgan, par un sentier que
j'ai descendu et qui a ete, en partie, entaille dans le roc par les
colons, ils ne peuvent pas s'echapper, car cette vallee est entouree
completement par des falaises verticales, et a 8 milles plus bas
elle se resserre au point que sa largeur, qui est d'un demi-mille en
moyenne, se reduit a celle d'une simple fente dans laquelle ni homme
ni bete ne saurait passer. Sir T. Mitchell[7] rapporte que la grande
vallee ou coule la riviere Cox avec toutes ses ramifications se
resserre a son confluent avec le Nepean en une gorge large de 2.200
yards et profonde de 1.000 pieds environ. On pourrait citer encore
d'autres exemples semblables.

La premiere impression qu'on eprouve en constatant la correspondance
des couches horizontales sur les deux cotes de ces vallees et de ces
grandes depressions en amphitheatre, c'est qu'elles ont ete creusees
principalement, comme les autres vallees, par l'action erosive des
eaux; mais, quand on songe a la quantite enorme de roches qui, dans
cette theorie, devraient avoir ete transportees au travers de simples
gorges, ou meme de fentes, lors du creusement de la plupart des
vallees dont nous venons de parler, on est porte a se demander si ces
depressions n'ont pas ete formees par affaissement; pourtant, si nous
considerons la forme des vallees avec leurs ramifications irregulieres
et celle des promontoires etroits qui, partant des plateaux,
s'avancent dans les vallees, nous sommes obliges d'abandonner cette
maniere de voir. Il serait absurde d'attribuer la formation de ces
depressions a l'action alluviale, et les eaux qui ruissellent du
plateau ne descendent pas toujours dans la vallee au niveau le plus
eleve, mais sur un des cotes de ses flancs en forme de golfe, comme je
l'ai observe pres de Weatherboard. Des habitants m'ont dit qu'ils ne
voient jamais une de ces falaises dont l'allure rappelle celle d'une
baie, avec leurs promontoires fuyant a droite et a gauche, sans etre
frappes de leur ressemblance avec une cote marine elevee. Il en est
incontestablement ainsi; en outre, les beaux et nombreux ports de la
cote actuelle de la Nouvelle-Galles du Sud avec leurs bras largement
ramifies, et qui sont ordinairement relies a la mer par un etroit
goulet large de 1 mille a un quart de mille traversant des falaises de
gres, ressemblent aux grandes vallees de l'interieur, en miniature il
est vrai. Mais alors se presente immediatement une grave difficulte:
pourquoi la mer a-t-elle creuse ces depressions si etendues quoique
circonscrites, dans un vaste plateau et a-t-elle laisse intactes de
simples gorges au travers desquelles l'enorme masse des materiaux
broyes doit avoir ete transportee tout entiere? La seule lumiere que
je puisse apporter a la solution de cette enigme, c'est de faire
observer que dans certaines mers il s'edifie des bancs affectant les
formes les plus irregulieres, et que leurs bords sont si escarpes
(comme nous l'avons vu plus haut) qu'il suffirait d'une erosion
relativement faible pour les transformer en falaises. J'ai observe
en plusieurs points de l'Amerique meridionale que les vagues peuvent
former des falaises a pic, meme dans les ports entoures de tous cotes
par les terres. Dans la mer Rouge des bancs d'un contour extremement
irregulier, et formes de sediments sont coupes par des criques aux
formes les plus singulieres et a embouchure etroite; le meme cas se
presente, mais sur une plus grande echelle, pour les bancs de Bahama.
J'ai ete amene a croire[8] que ces bancs ont ete formes par des
courants qui accumulaient des sediments sur un fond de mer inegal.
Quand on a etudie les cartes marines des Antilles, on est force de
reconnaitre que la mer accumule parfois des sediments autour de
rochers sous-marins et de certaines iles, au lieu de les etendre en
une nappe uniforme. Appliquant ces theories aux plateaux de gres de la
Nouvelle-Galles du Sud, je suppose que les strates peuvent avoir ete
accumulees sur un fond marin inegal par l'action de courants puissants
et des vagues d'une mer largement ouverte, et que les flancs escarpes
des espaces en forme de vallees demeures vides peuvent avoir ete
transformees en falaises par l'erosion produite durant le soulevement
lent de la contree; le gres enleve par les flots a ete emporte, soit
au moment ou la mer a creuse les gorges etroites en se retirant, soit
plus tard par action alluviale.


Notes:

[1] J'ai lu dernierement dans un travail de Smith (le pere des
geologues anglais), publie dans le _Magazine of Natural History_, que
les grains de quartz du _mill-stone grit_ d'Angleterre sont souvent
cristallises. Dans une notice presentee en 1840 a la _British
Association_, Sir David Brewster affirme que, dans le verre ancien
en voie de decomposition, la silice et les metaux se separent et
se disposent en anneaux concentriques, et que la silice reprend la
structure cristalline, comme le prouvent ses proprietes optiques.

[2] Cette assertion est basee sur l'autorite de Sir T. Mitchell, dans
ses _Voyages_, vol. II, p. 357.

[3] J'ai decrit ces bancs tres curieux dans l'appendice (p. 196) a
mon ouvrage sur la structure des recifs coralliens. J'ai determine
l'inclinaison des parois des bancs d'apres les renseignements que m'a
donnes le capitaine B. Allen, l'un des hydrographes, et en mesurant
soigneusement les distances horizontales comprises entre le dernier
sondage situe sur le banc et le premier qui se trouve en eau profonde.
Des bancs tres etendus offrent la meme forme generale de surface dans
tout l'archipel des Antilles.

[4] Voir Martin White, _Soundings in the British Channel_, pp. 4 et
166.

[5] M. Siau, _On the Action of Waves. Edin. New Phil. Journ_., vol.
XXXI, p. 245.

[6] _Travels in Australia_, vol. I, p. 154.--Je dois exprimer ma
reconnaissance envers sir T. Mitchell pour plusieurs communications
fort interessantes qu'il m'a faites personnellement au sujet de ces
vallees de la Nouvelle-Galles du Sud.

[7] _Travels in Australia_, vol. II, p. 358.

[8] Voir l'appendice au travail sur les recifs coralliens (pp. 192
et 196). L'accumulation de vase, par l'action des flots, autour d'un
noyau submerge est un fait digne d'attirer l'attention des geologues,
car il se forme ainsi des couches exterieures au noyau offrant la meme
composition que les bancs qui constituent la cote, et si ces couches
viennent plus tard a etre soulevees et que les flots les transforment
en falaises, on les considerera naturellement comme primitivement
reunies aux couches de la cote elle-meme.



TERRE VAN DIEMEN

La partie meridionale de cette ile est constituee principalement par
des montagnes de _greenstone_, qui prend un caractere syenitique et
contient beaucoup d'hypersthene. Ces montagnes sont generalement
enchassees jusqu'a la moitie de leur hauteur dans des couches qui
renferment une grande quantite de petits coraux et quelques coquilles.
Ces coquilles ont ete etudiees par M. G.-B. Sowerby et sont decrites
dans l'appendice; elles consistent en deux especes de productus et six
de spiriferes. Pour autant que l'etat imparfait de leur conservation
permette de les comparer, deux de ces coquilles, notamment _P.
Rugata_ et _S. Rotundata_, ressemblent a des coquilles du _calcaire
carbonifere_ d'Angleterre. M. Lonsdale a bien voulu etudier les
coraux, ils consistent en six especes non decrites appartenant a trois
genres. Des especes se rapportant a ces genres se trouvent dans les
couches siluriennes, devoniennes et carboniferes d'Europe. M. Lonsdale
fait observer que tous ces fossiles ont incontestablement un caractere
paleozoique, et qu'ils correspondent, sous le rapport de l'age, a une
division du systeme, superieure aux formations siluriennes.

Pages:
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18
Copyright (c) 2007. topboookz.com. All rights reserved.